Si la notion de télétravail était encore peu connue, en tout cas, peu mise en avant avant la période de confinement liée à l’épidémie du Covid-19, celle-ci s’est rapidement imposée comme le nouveau quotidien de près de 5 millions de salariés en France. Et tend à se prolonger, même en fin d’épidémie. A première vue, on pourrait penser que travailler à domicile est plus agréable que d’être au bureau, coincé physiquement parlant avec des collègues insupportables et son patron grincheux.

Or, un rapide coup d’oeil aux réseaux sociaux permet de constater rapidement les premières contraintes du télétravail : manque d’un espace de travail personnel, frontière mal définie entre vie professionnelle et privée, ou bien mal de dos à cause d’un siège de travail inconfortable. Pourtant, en dépit de ces difficultés, le télétravail est plébiscité par 62 % des Français, qui souhaiteraient conserver ces nouvelles habitudes professionnelles, dans les mois et années à venir.

Sommaire :

 

 

Le boom des métiers de service à domicile

 

Ce n’est pas une surprise, certains métiers de service pouvaient déjà se faire à domicile avant la période de confinement subie à cause du Coronavirus. C’était le cas notamment de métiers quelque peu obscurs, aux yeux du grand public, comme les jobs d’assistant virtuel, de télé-secrétaire médicale ou de webmarketer. Désormais, avec la fin de l’épidémie, et le prolongement du télétravail de millions de salariés, les entreprises IT, en particulier, vont voir les opportunités se multiplier. Dans l’autre sens, ce sont des milliers de salariés qui pourraient postuler à des offres au sein du secteur informatique et technologique.

Le confinement et la mise au chômage partielle, ont donné l’occasion à certaines personnes de réfléchir à leur avenir professionnel. Ils se sont rendus compte des avantages que pouvait apporter le télétravail à leur vie professionnelle et familiale : plus de transports en commun bondés le matin, de trajets interminables en voiture le matin à cause des bouchons, des frais de déplacements réduits etc.

Ainsi, certains se sont lancés à leur compte, en tant que consultant, entrepreneur, blogueur, ou travaillaient déjà pour des cabinets de conseil, dans divers secteurs. Sans se lancer dans des prédictions divines, on peut d’ores et déjà affirmer que ces travailleurs là, qui exerçaient pour beaucoup à domicile avant la crise sanitaire, ont vocation à rester en “mode” télétravail. Reste la problématique épineuse de l’équilibre vie perso/ vie pro, principalement pour les salariés qui travaillent depuis chez eux.

 

Comment contrer le “Blurring” ?

 

Le blurring peut se traduire en Français par l’absence de frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Pour éviter ce problème, il est important de bien définir certaines règles à la maison : avoir un emploi du temps avec horaires de travail, rédiger un planning de répartition des tâches, savoir qui garde les enfants, ou encore délimitation d’un espace de travail dédié. Si l’employé ne possède pas de lieu professionnel spécifique, il est important de trouver un endroit approprié dans le logement pour mener à bien son travail, et ne pas faire pénétrer celui-ci dans la vie familiale ou de couple.

Ainsi, le télétravail depuis son canapé, avec l’ordinateur sur les genoux, ou en version allongée, est à proscrire. Il est préférable de bénéficier au moins d’une table et d’une chaise basique pour travailler confortablement. Cela permet d’instaurer un vrai cadre propice au travail, et évite les maux de dos au bout de quelques heures en position assise. Pour peu qu’on bénéficie d’un siège un minimum confortable.

Il faut ensuite, tant que possible, ménager sa vue et éviter les mauvaises postures, qui peuvent occasionner des douleurs sur le moyen terme, et rendre le télétravail insupportable. Si la posture idéale pour télétravailler n’existe pas, il y a tout de même une position de “soulagement” à adopter : pieds à plat au sol, angle du coude droit, avant-bras proche du corps, main dans le prolongement de l’avant-bras, le dos droit ou légèrement en arrière, soutenu par un dossier.

 

Le télétravail prolongé jusqu’à la fin de l’année 2020 ?

 

Plusieurs entreprises Françaises de service ont choisi de rester en télétravail plusieurs mois après le confinement. C’est le cas de nombreux organismes de formation, qui ont formé leurs salariés à travailler depuis chez eux. Si l’aspect technique n’a pas trop posé de problèmes, les sociétés de services ont dû apprendre à s’organiser avec leur équipe à distance. Après le dé-confinement, une majorité d’entreprises, tous secteurs confondus, ont souhaité laisser le choix aux salariés de revenir ou non sur leur lieu de travail. La règle est simple : l’employé qui veut rester en télétravail jusqu’à la fin de l’année pourra le faire, s’il le souhaite.

 

L’importance de l’humain dans le télétravail

 

Cependant, il est bien différent d’effectuer deux mois de télétravail en période de confinement, et de rester dans ce processus quand la vie reprend. Encore une fois, les entreprises de tous les secteurs vont devoir s’adapter en terme de gestion des salariés. Le télétravail longue durée concerne les petites comme les grosses entreprises.

Car, malgré le dé-confinement, le télétravail reste encore très répandu dans plusieurs secteurs, pour des raisons d’ordre sanitaire. Et cela pourrait continuer jusqu’à la fin de l’année. Certaines entreprises vont même encore plus loin : d’après le ministère du Travail en France, une entreprise sur dix souhaite conserver le télétravail à l’automne. Un choix qui aura forcément des conséquence sur l’organisation du travail et la gestion des employés. Aux entreprises IT et de service de tirer leur épingle du jeu.

 

Pour conclure

 

Le télétravail est amené à durer et à se développer dans les métiers de service. Et pour cause : de nombreuses entreprises ont fait le choix de prolonger leurs salariés en télétravail, jusqu’à la fin de l’année 2020. Une véritable aubaine pour les entreprises IT qui pourront miser sur une reprise d’activité dopée par ce nouveau mode de travail à domicile. Certains services comme l’application de visioconférence Zoom, ont vu leur activité exploser durant la période de confinement.

Le secteur des technologies et de l’information va logiquement gagner en dynamisme : plus de compétences recherchées par les entreprises, car plus de demandes de la part des autres sociétés (voir de particuliers qui veulent se lancer à leur compte), et donc plus d’offres d’emploi. La mécanique du succès est très simple, même si elle est ici résumée très simplement : la demande doit “matcher” avec l’offre.