L’impact du COVID-19 sur l’économie a incontestablement marqué au fer rouge un grand nombre d’entreprises, menaçant notamment la sécurité de l’emploi, tous secteurs confondus.

Ainsi, de nombreux pays ont mis en place un financement pour aider les entreprises, en leur accordant des crédits spécifiques, afin de surmonter la crise.

Dans tous les cas, quelle que soit la taille de la bouée de sauvetage lancée par l’état aux sociétés, l’emploi sera durement affecté par la crise sanitaire traversée.

Dans cet article, nous allons nous pencher en particulier sur le secteur de l’informatique.

 

Sommaire:

 

 

Covid-19 vs secteur informatique : état des lieux

 

Il est avéré que le marché de l’emploi dans le domaine des technologies est un secteur, qui, d’ordinaire, se veut dynamique.

Cependant, le Covid-19 a quelque peu secoué un secteur jusque là prospère, dans des pays comme les Etats-Unis et la France. Mais avant de mettre tous les maux des entreprises informatiques et technologiques sur le compte du Coronavirus, il est important de préciser que le contexte dans lequel a émergé cette crise économique mondiale est associée à un véritable déséquilibre sur le marché du travail informatique :

Le profil des demandeurs d’emplois IT ne correspondait déjà plus aux attentes des entreprises.

Les circonstances particulières engendrées par cette crise sanitaire dans les secteurs associés à l’informatique, avec notamment une augmentation de la demande de haut débit, du fait de la généralisation du travail à domicile avec le confinement, pourraient être des paramètres créateurs de nouveaux emplois dans le domaine.

Toutefois, la réalité d’aujourd’hui est bien plus complexe, et dépasse la simple loi de l’offre et de la demande.

Plusieurs milliers d’emplois ont été créés aux États-Unis dans le secteur informatique, durant le premier semestre 2020. Ce qui n’a pas empêché des dizaines d’informaticiens de perdre leur travail dans divers domaines d’activités, durant la même période.

Dans le premier cas, la création d’emplois, de la part de nombreuses entreprises américaines, a été entraînée par une reconfiguration indispensable des systèmes informatiques des structures. Mais dans le même temps,la fermeture économique de nombreuses entreprises a engendré des licenciements massifs.

Il faut aussi prendre en compte que, dans le domaine informatique, les métiers qui se concentrent uniquement sur l’informatique représentent moins de la moitié des postes existants sur le marché. Le reste des professions présentes utilise l’informatique comme un complément de leur activité principale (vente, marketing, ressources humaines, etc.).

Penchons nous maintenant sur les opportunités d’emploi créées indirectement par la crise du Covid-19.

Durant les mois de février et mars 2020, toujours aux Etats-Unis, des centaines de milliers d’offres ont vu le jour, de la part d’entreprises informatiques.

Les demandes de poste concernaient notamment le développement de logiciels et d’applications, les métiers de spécialistes en support informatique, les ingénieurs système et architecture, des analystes système, et enfin, les chefs de projet informatique. Peu de postes de très haut niveau ont été proposés, probablement à cause du confinement, qui a limité les rencontres direct.

 

Plan de soutien à l’emploi en France

 

En France, au mois de mars, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a confirmé la mise en place d’un plan de soutien à l’emploi, auprès de milliers d’entreprises et de dizaines de milliers de salariés. Ainsi, le chômage technique a concerné tous les secteurs d’activité, y compris le domaine des technologies et de l’information. Ces chiffres n’ont fait qu’augmenter pendant la crise.

Car, si l’on y regarde de plus près, toutes les industries qui subissent la crise ( tourisme, événementiel, commerce…) sont clientes du secteur IT.

Moins de clients = moins de fournisseurs de solutions, de services et de prestations technologiques, qui, à leur tour, ont été également contraints au chômage partiel. Ce qui a eu pour effet de retarder certaines embauches dans le secteur IT. D’autant que certaines promotions d’étudiants en informatiques ont vu leur cursus s’arrêter de manière quelque peu abrupte à cause de la crise sanitaire.

Désormais, on peut se poser la question suivante : la crise traversée par les entreprises débouchera t-elle sur un rebond de léconomie post-Covid-19 ?

Rien n’est moins sûr, même s’il faut tenter de faire preuve d’optimisme, avec certains secteurs comme l’informatique, qui sont parvenus tout de même à se tenir debout et à faire front économiquement, à la fin de l’épidémie.

L’autre hypothèse serait celle d’une récession générale, qui impacterai pendant longtemps les entreprises, tous secteurs confondus. Mais là encore, les secteurs informatiques et technologiques, ne devraient pas trop pâtir de cette situation, notamment avec le prolongement et le développement du télétravail.

 

Post-coronavirus : humain ou/et intelligence artificielle ?

 

La problématique du remplacement de l’humain par lintelligence artificielle sur certains postes de travail automatisées, est pour l’instant laissée au placard. Ainsi, on ne se demande plus si la robotisation risque de tuer l’emploi dans le secteur industriel et si l’intelligence artificielle va entraîner une vague de licenciements dans les secteurs du service.

Aujourd’hui, l’accent est mis sur la relance de l’économie et des industries par l’humain. D’autant que, dans des pays comme la France, le mouvement des gilets jaunes a cristallisé toutes les crispations sociales, économiques et professionnelles.

Dans la période actuelle, il est préférable de limiter les dommages collatéraux d’une crise qui n’en est encore qu’à ses prémices, et qui a déjà engendré la mise au chômage partielle ou totale de millions de personnes dans ce même pays.

 

Quel sera l’Avenir de l’emploi dans les secteurs informatiques et technologiques ?

 

Pour se faire une idée assez précise de l’avenir de l’emploi dans le secteur informatique, il faut se pencher sur les investissement réalisés par les entreprises du domaine. Pourquoi ? Car c’est ce qui va amener une forte demande de compétences de la part de ces sociétés.

A l’échelle planétaire, les dépenses informatiques devraient subir une baisse annuelle de 2,7 % pour 2020. Ce qui est certes impactant, mais pas catastrophique.

En étudiant les investissements réalisés par les entreprises informatiques, on pourra se faire une idée claire des profils de postes recherchés par celles-ci. Toutefois, il faut penser que des chocs économiques qui amoindriraient la possibilité d’investir de ces sociétés, pourraient faire baisser sensiblement le nombre de candidats recherchés dans le secteur des IT.

Pour finir, ces informations nous amènent à réfléchir, notamment en ce qui concerne l’emploi informatique en France.

A ce sujet, une pointe d’optimisme cependant : on peut constater que, en dépit de la crise, le secteur continue de proposer de nouvelles offres d’emploi IT chaque jour.

En résumé, pour faire une analogie, même si l’horizon IT n’est pas complètement ensoleillé, il bénéficie tout de même d’une éclaircie favorable pour les années à venir.